AuCalme ou comment arrêter le temps qui passe.

Déjà un an que nous sommes rentrés…

Cela fait un moment que je m’intéresse à la question du Temps qui passe. Je pense que ça a commencé le jour de mon 23ème anniversaire lorsque je suis subitement devenu nostalgique.

Je me souviendrai toujours de cet anniversaire, passé dans un bus tout-confort à la frontière entre l’Ouganda et le Rwanda, à négocier âprement notre passage avec un douanier zélé. Je me disais que j’étais sacrément chanceux de m’être forgé autant de souvenirs en aussi peu de temps et je me demandais si à mon retour de voyage, qui coïncidait également avec mon entrée dans la vie active, j’allais arrêter de me construire ces souvenirs si différents les uns des autres et simplement empiler mes années comme des nombres vides qui se succèdent. 26 ressemblerait-il à 27, 35 à 38 ?

C’était hors de question. Je décidais d’appréhender le temps différemment. Une année pour moi ne serait plus la révolution de la terre autour du soleil mais une somme d’expériences, une période marquante, un souvenir nouveau. On vit trop peu pour ne pas vivre vraiment.

L’utopiste croisé au procrastinateur hors-pair que je suis n’a évidemment pas appliqué ce moto et j’ai vieilli de 10 ans. Je me suis retrouvé embourbé dans l’inaction, je me suis rangé dans un travail qui malgré ses attraits ne me passionnait pas suffisamment pour que je lui consacre mes journées et mes soirées. Et pourtant.

Pour la première fois depuis 24 ans, ma courbe d’apprentissage a chuté. Je me laissais doucement mais sûrement tomber dans une léthargie confortable, un métro-boulot-dodo qui ne me créait aucun nouveau souvenir mais qui avait le mérite de remplir mon frigidaire et de repousser toutes mes décisions importantes à plus tard. Lorsque l’on vit la même vie tous les jours, à quoi bon se lever tôt aujourd’hui ? Il sera encore temps de le faire demain.

Ma chance, c’est les autres. A chaque fois que je revoyais mes compères Victor, Clément et Thomas, jaillissaient de ma mémoire engourdie les souvenirs de notre incroyable voyage. Je me disais toujours « Mais Arthur, qu’est-ce que tu fous ? Bouge toi ! »

J’ai mis un temps fou, je me suis trouvé beaucoup d’excuses, mais j’ai finalement dit « stop » ! Il est temps de réapprendre, de s’étonner, d’échouer, de recommencer, de réussir… Il est grand temps de recommencer à vivre !

Et aujourd’hui c’est le grand jour ! On lance AuCalme avec Clément, un enfant couvé trop longtemps. AuCalme c’est notre voyage, c’est le lâcher-prise, c’est la déconnexion, c’est la nature. AuCalme c’est notre nouvelle boîte, notre nouvelle aventure.

Quelqu’un m’a dit récemment (les gens sont étonnants parfois) : « tu n’y arriveras pas, ce n’est pas fait pour toi, tu échoueras ». Ce à quoi je peux répondre fièrement aujourd’hui : Alors c’est parfait ! Si ce n’est pas fait pour moi, c’est exactement ce qu’il me faut. Je vais apprendre. Je vais vivre. Je vais stopper ce foutu temps qui passe.

Et si le frigo se désemplit un peu, ce ne sera jamais que quelques kilos de perdus.

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